• Oct 6, 2025

Le bien être équin n'a pas de camp.

  • Alezane
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Et si prôner le bien-être équin, c’était aussi accepter d’accompagner ceux qui n’y sont pas encore sensibles ? Dans cet article, je partage ma vision d’un métier souvent mal compris, entre convictions, bienveillance et réalité du terrain.

Les pros du bien-être équin sont-ils hypocrites ?

Peut-on dénoncer certaines pratiques sur les réseaux sociaux… tout en travaillant, dans la vraie vie, avec des personnes qui les utilisent encore ?

La réponse est oui — et je vais t’expliquer pourquoi.

Mon objectif : améliorer le bien-être de tous les chevaux

En tant que comportementaliste équin, mon objectif principal est simple : toucher le plus grand nombre de cavaliers et de propriétaires, pour toucher le plus de chevaux possible — et ainsi améliorer leur bien-être.

Car au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit : le bien-être des chevaux.

Et pour y parvenir, je dois accompagner leurs humains. Peu importe où ils en sont dans leur parcours, peu importe ce qu’ils ont pu faire avant.

Je ne suis pas là pour juger, mais pour comprendre : comprendre pourquoi certains choix ont été faits, comment les gens en sont arrivés là, et surtout comment les aider à faire différemment demain — dans la bienveillance, toujours.

Aider sans juger

Beaucoup de personnes me contactent d’abord pour « rééduquer » leur cheval sur un point précis. Mais, au fil de l’accompagnement, elles finissent souvent par prendre conscience de bien d’autres choses, et changer profondément la vie de leur cheval.

Ces personnes utilisent parfois des méthodes coercitives, ou leurs chevaux ne vivent pas dans des conditions idéales. Mais justement : c’est en les accompagnant, en mettant en lumière les points à améliorer, que je peux les aider à remettre en question certaines habitudes et à évoluer.

Si je décidais de ne travailler qu’avec des cavaliers déjà « parfaits », j’exclurais ceux qui ont le plus besoin d’aide.

Et au final, ce sont leurs chevaux qui resteraient dans le mal-être.

Un métier qui ne ferme la porte à personne

Mon métier n’est pas toujours simple.

Certains ne sont pas encore prêts à changer. Mais au moins, je leur tends la main.

Être comportementaliste équin, c’est accompagner sans exclure, ouvrir des portes plutôt que dresser des murs.

C’est offrir à chaque humain et à chaque cheval la chance d’évoluer à leur rythme, dans un cadre bienveillant et sans jugement.

Le bien-être équin : un engagement, pas une mode

Soyons honnêtes : prôner le bien-être équin n’a rien d’un chemin de facilité.

Ce n’est pas une voie faite de paillettes ou de reconnaissance.

Choisir ce camp, c’est s’exposer aux critiques, aux moqueries, parfois même aux insultes.

Mais c’est aussi faire le choix de rester fidèle à ses valeurs, de défendre ceux qui ne peuvent pas parler, et d’espérer semer un peu de réflexion sur le chemin.

Alors non, les pros du bien-être équin ne sont pas hypocrites.

Nous sommes juste réalistes : pour faire évoluer les mentalités, il faut accepter d’accompagner tout le monde, même ceux qui ne pensent pas encore comme nous.

Et malgré la difficulté, je ne changerais de métier pour rien au monde.

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